Beaucoup de Bretagne et d’audace : comme un air de famille…

Après des études en chimie, B. C. vient d’entrer à l’Université Lille 1. Il veut devenir […]. Une façon de lier voyages, sciences et écriture.

« On m’appelait le petit Robert. » Pour ses camarades de classe, B. C. était un véritable dictionnaire. Il avait en effet déjà envie d’écrire. « C’est atypique quand on suit une formation technique en France ». Mais, involontairement, ses amis auraient-ils décelé un petit quelque chose ?

Avant de se lancer dans le journalisme, il a étudié la chimie, une « science pas facile à décrire, même pour un chimiste ». V. Robert, son grand-père, serait d’accord, lui qui est ingénieur… en chimie ! « J’étais déjà en BTS quand j’ai compris que mon grand-père avait aussi fait de la chimie », se justifie B. « Mais j’étais allé voir l ‘Affaire ELF avec lui. Il reconnaissait tout le monde ! » Ce n’est guère étonnant quand on sait que V., alors jeune ingénieur pour ELF Afrique à Paris, avait été chargé de remettre une enveloppe à un diplomate africain. Il avait alors osé demander un reçu ! Audacieux, mais efficace : plus aucun pot de vin n’était ensuite passé par lui.

« Le journalisme est un métier
qui permet d’avoir plusieurs vies »

L’audace aussi court dans la famille. Parti en Mongolie, B. signera son premier «vrai papier » avec une enquête complète sur le contrôle de la viande dans ce pays. La rédaction, pourtant, ne lui en avait pas demandé autant. Après tout, il n’était qu’en stage. Mais B. avait « une totale liberté de sujet ». Et « les conférences de rédaction étaient en mongol, alors je n’y allais pas ». Son grand-père aurait été fier : le petit-fils a su saisir l’opportunité qui se présentait à lui. « Dans le journalisme, tout est possible. C’est un métier qui permet d’avoir plusieurs vies. »

C’est aussi une profession qui permet de voyager : B. se verrait bien « globe-trotter casse-cou ». Des études en Irlande, du journalisme en Mongolie, des vacances d’été au Brésil, il ne sent « pas sédentaire ». Un autre trait de famille apparemment : ses petites sœurs ont, elles, découvert la Chine ou l’Australie. Au moins, avec une famille pareille, les parents ne s’inquiètent pas.

Mais B. voudrait bien aussi rentrer un jour, « avoir un bureau ». Et revenir en Bretagne. « C’est ma mère qui est bretonne », précise-t-il. P. donc, fille de V. Comme son grand-père, B. a une barbe rousse : « celle-là je dois l’emporter partout ! » Être breton est une « identité assez forte ». Sa serviette de bain ornée d’un drapeau breton vous en convaincra. « Voyager m’a rendu amoureux de ma région, j’ai pris conscience de sa beauté. »

Sa région, sa famille, B. y revient souvent. Même sa série préférée du moment, Gotham, lui rappelle son enfance. Il regardait alors Batman, le samedi matin.
Un petit « Robert », on vous dit, comme son grand-père !

Note : j’ai ici réduit les prénoms aux initiales et enlevé quelques informations, afin de protéger la vie privée de la personne que nous avons interviewée pour écrire ce portrait.

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